Aller au contenu principal

Santé animale
Tuberculose bovine : un renard infecté confirme la circulation de la maladie dans la faune sauvage

La tuberculose bovine continue de rappeler qu’elle ne se joue pas uniquement dans les élevages. La découverte d’un renard positif à Mycobacterium bovis dans les Pyrénées-Atlantiques constitue un nouveau signal sanitaire pour les éleveurs bovins et confirme la circulation de la bactérie dans la faune sauvage. 

renard blaireau tuberculose bovine
© Pixabay

Un cas positif de tuberculose bovine sur un renard a été découvert il y a quelques jours dans le département des Pyrénées-Atlantiques, a-t-on appris de la Fédération départementale des chasseurs des Pyrénées-Atlantiques (64). Ce cas a été identifié dans le cadre du dispositif de surveillance de la faune sauvage piloté avec les acteurs départementaux, dont la FDC 64. 

Le renard analysé positif avait été capturé dans un secteur où la présence de blaireaux contaminés était déjà connue. Pour la FDC64, cette découverte « démontre l’importance du suivi sanitaire de la faune sauvage » et confirme l’intérêt du réseau de surveillance mis en place sur le terrain.

Le renard, un révélateur de la circulation de la maladie

Le renard n’est pas considéré aujourd’hui comme le principal réservoir sauvage de la tuberculose bovine. En revanche, sa contamination apporte une information précieuse : elle témoigne d’une circulation de la bactérie dans un secteur donné.

Dans les Pyrénées-Atlantiques, le blaireau reste au centre de la problématique. Cette espèce constitue un réservoir sauvage reconnu de Mycobacterium bovis dans plusieurs zones du Sud-Ouest. Les terriers de blaireaux, parfois utilisés ou fréquentés par d’autres espèces comme le renard, constituent un point de contact possible entre animaux sauvages.

« Le renard fréquente les terriers de blaireaux », rappellent les acteurs de la surveillance sanitaire. Cette proximité écologique explique pourquoi un renard positif peut être interprété comme un indicateur de la présence de la bactérie dans l’environnement. La découverte ne traduit donc pas une bascule épidémiologique vers le renard, mais elle montre que la maladie circule au-delà du seul couple bovins-blaireaux.

Une alerte supplémentaire pour les éleveurs bovins

Pour les exploitations agricoles, ce nouveau cas rappelle que la lutte contre la tuberculose bovine doit intégrer la dimension environnementale. Une faune sauvage infectée peut contribuer au maintien de la bactérie dans certains territoires et compliquer l’assainissement des élevages.

Les zones de pâturage, les points d’eau, les abords des bâtiments et les secteurs proches des habitats de blaireaux constituent des zones de vigilance particulières. 

La tuberculose bovine reste une maladie aux conséquences lourdes pour les exploitations touchées : restrictions sanitaires, contrôles renforcés et mesures d’assainissement pouvant aller jusqu’à la réforme des animaux infectés.

« La surveillance est l’affaire de tous », souligne la FDC64, qui insiste sur la mobilisation des chasseurs, des piégeurs et des agriculteurs dans la collecte d’animaux destinés aux analyses sanitaires.

Le réseau de terrain reste indispensable

Le suivi de la faune sauvage repose sur un travail collectif. Dans les Pyrénées-Atlantiques, chasseurs, piégeurs et agriculteurs participent aux opérations de surveillance qui permettent d’identifier les secteurs où la bactérie circule.

La détection de ce renard positif vient compléter les données déjà recueillies sur les blaireaux. Elle confirme l’intérêt d’une approche globale associant élevage, faune sauvage et environnement.

La tuberculose bovine rappelle ainsi que la frontière sanitaire entre faune sauvage et élevage est parfois ténue. Derrière un renard positif, c’est toute la circulation de la bactérie dans l’écosystème rural qui doit continuer à être surveillée.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

À Attin, une panne de chaudière à la sucrerie stoppe provisoirement les arrachages de betteraves

Une panne de chaudière touche depuis ce jeudi matin la sucrerie Tereos d’Attin (62). Le service agricole demande aux planteurs…

betteraves sucrières préfet Oise visite
Le préfet de l’Oise au chevet des betteraves sucrières

À l’invitation de la CGB (Confédération générale des betteraviers) 60, ses administrateurs, la FDSEA et la Chambre d…

Des produits locaux dans les cantines des lycées des Hauts-de-France.
Trois lycées de la Somme récompensés pour servir des produits locaux à la cantine

Les lycées Robert-de-Luzarches et La Hotoie, à Amiens, ainsi que le lycée professionnel Jean-Racine, à Montdidier, figurent…

panne sucrerie Attin Tereos chaudière
Après une réparation express, la sucrerie d’Attin reprend son activité normale

Deux jours après la panne de chaudière qui avait conduit à suspendre temporairement les arrachages de betteraves, la sucrerie…

Natacha Polony candidature élection présidentielle 2027 agriculture
Natacha Polony, candidate à la Présidentielle : « Nos agriculteurs ne vivent même plus de leur travail »

La journaliste et essayiste a officialisé sa candidature à l’élection présidentielle de 2027 ce mercredi 14 octobre. Six jours…

pompiers de la Somme incendies été 2026
Les pompiers de la Somme mis à l’honneur après les incendies de l’été

Lundi 12 octobre, à Villers-Bocage, 248 sapeurs-pompiers samariens seront mis à l’honneur pour leur mobilisation lors des…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 1 € par semaine
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde