Sécheresse (Oise)
Une aide du département de l'Oise pour les semis
Nadège Lefèbvre a dressé un bilan des principaux chantiers menées durant l’été et a présenté les grands projets qui rythmeront les prochains mois dans l’Oise. Parmi les sujets abordés, le soutien au monde agricole.
Nadège Lefèbvre a dressé un bilan des principaux chantiers menées durant l’été et a présenté les grands projets qui rythmeront les prochains mois dans l’Oise. Parmi les sujets abordés, le soutien au monde agricole.
«Je tiens à remercier aussi les agriculteurs qui se sont mobilisés tout l’été dans l’Oise, mais aussi partout en France, a commencé Nadège Lefèbvre, présidente du conseil départemental. Ils ont vraiment donné un sérieux coup de main aux pompiers, grâce à leurs tonnes à eau. C’est une catégorie de personnes qui n’hésite pas à retrousser les manches, même s’ils doivent être sur le terrain 24 h sur 24.» D’autant que la saison estivale a été particulièrement éprouvante pour leurs exploitations.
Les éleveurs sont les premiers concernés : faute de pâturages suffisants, nombre d’entre eux ont dû puiser prématurément dans leurs réserves de fourrage, désormais proches de l’épuisement. Une situation que Nadège Lefèbvre a qualifiée de «dramatique», alors que l’hiver approche et qu’il faudra pourtant continuer à nourrir les bêtes. «Le Département s’apprête à mettre en place pour venir en aide au monde agricole, durement éprouvé par la sécheresse de cet été. Un dispositif d’urgence, ciblé sur les semis, doit être annoncé dans les prochains jours.»
Le Département, qui ne dispose pas de la compétence économique, «celle-ci relevant en principe de la Région, avec laquelle une convention nous lie», entend malgré tout intervenir là où les autres dispositifs d’aide, nationaux notamment, ne suffisent pas. La présidente du conseil départemental a expliqué travailler actuellement avec la Chambre d’agriculture pour évaluer précisément le nombre d’exploitants concernés, éleveurs comme maraîchers. «Ces derniers n’ont pas été épargnés non plus : c’est une année catastrophique pour cette filière, la récolte de tomates, très abîmées par la chaleur.»
L’aide envisagée doit permettre de financer de nouveaux semis, à réaliser rapidement, afin d’obtenir une récolte avant l’hiver et de reconstituer des stocks pour l’alimentation animale. Son montant n’a pas encore été arrêté : «il dépendra du recensement mené par la Chambre d’agriculture, seule à même de disposer d’une vision précise de la situation sur le terrain.» Si ce chiffre n’est pas encore connu, Nadège Lefèbvre a indiqué qu’il devrait dépasser la centaine d’éleveurs concernés, auquel il faudra ajouter les maraîchers. Les données définitives sont attendues d’ici la fin de la semaine.
450.000 € pour la restauration collective
Propriétaire de 66 collèges publics, le conseil départemental a déboursé, en 2026, 450.000 € dans l’achat d’aliments «de qualité, issus de producteurs de l’Oise» pour la restauration scolaire. «On veut tendre vers zéro produit agroalimentaire issu des pays du Mercosur. Mais il faut que la production française puisse assurer les besoins. La production de viande aujourd’hui ne peut pas tout couvrir.»