Une partie des Hauts-de-France passe en vigilance sécheresse
La tension monte sur la ressource en eau dans les Hauts-de-France. Face à une recharge hivernale insuffisante et à un printemps particulièrement sec, les préfets du Nord et du Pas-de-Calais ont décidé de placer les deux départements en vigilance sécheresse.
La tension monte sur la ressource en eau dans les Hauts-de-France. Face à une recharge hivernale insuffisante et à un printemps particulièrement sec, les préfets du Nord et du Pas-de-Calais ont décidé de placer les deux départements en vigilance sécheresse.
C’est un premier niveau d’alerte qui appelle l’ensemble des usagers à adopter des comportements plus économes. Depuis le vendredi 22 mai, les départements du Nord et du Pas-de-Calais sont placés en vigilance sécheresse, a-t-on appris de la préfecture du Nord. La raison ? « Une recharge hivernale jugée insuffisante », indiquent les autorités.
Selon elles, l’hiver n’aura pas permis de reconstituer correctement les réserves. Les services de l’État évoquent une recharge « tardive et atypique » des nappes phréatiques avec une pluviométrie très contrastée entre les mois d’hiver.
« Le mois de décembre a été fortement déficitaire et celui de février historiquement pluvieux », rappellent les préfectures. Malgré cet épisode humide, le retour d’un temps sec dès le début du printemps a rapidement remis la ressource sous tension.
Le déficit de précipitations enregistré en avril atteint 86 % dans le Nord et 64 % dans le Pas-de-Calais.
Des sols déjà asséchés
À cette faiblesse des pluies s’ajoutent des températures supérieures aux normales saisonnières et des épisodes venteux répétés. Résultat : les sols se dessèchent rapidement en surface.
Les précipitations tombées début mai n’ont pas permis d’améliorer durablement la situation. « Les pluies de début mai ont été captées par la végétation et ne permettent pas de recharger les nappes », soulignent les services de l’État.
Les conséquences sont également visibles sur les cours d’eau des deux départements, nombreux à avoir franchi les seuils de vigilance sécheresse. Le niveau global de la ressource est désormais considéré comme bas pour cette période de l’année.
Un appel à la sobriété collective
La vigilance sécheresse constitue le premier niveau du dispositif de gestion de crise. Elle ne s’accompagne pas encore de restrictions obligatoires, mais vise à sensibiliser l’ensemble des usagers. « Il s’agit du premier niveau de gravité, qui appelle les citoyens, les collectivités et les professionnels à réduire les usages de l’eau qui ne sont pas indispensables », rappellent les préfectures.
Le monde agricole, les industriels, les collectivités et les particuliers sont donc invités à limiter leurs consommations afin de préserver la ressource et les milieux naturels.
Les autorités insistent sur l’importance d’une mobilisation générale : « La modération des consommations d’eau de l’ensemble des usagers, domestiques, collectifs, industriels et agricoles permet, par la diminution des prélèvements dans le milieu naturel, de soulager la ressource et de retarder la prise de mesures de restriction. »