Faits divers
Vols dans les stations d’irrigation : la FDSEA de la Somme se constitue partie civile
Face à la multiplication des vols et dégradations dans les exploitations, notamment sur les installations d’irrigation de l’est de la Somme, la FDSEA a décidé de ne pas en rester aux plaintes individuelles. Le syndicat s’est constitué partie civile auprès de la gendarmerie.
Face à la multiplication des vols et dégradations dans les exploitations, notamment sur les installations d’irrigation de l’est de la Somme, la FDSEA a décidé de ne pas en rester aux plaintes individuelles. Le syndicat s’est constitué partie civile auprès de la gendarmerie.
La FDSEA de la Somme passe à l’offensive sur le dossier des vols dans les exploitations agricoles. Cette semaine, son directeur s’est présenté en gendarmerie pour constituer la fédération partie civile dans une procédure portant notamment sur des vols et dégradations commis sur des installations d’irrigation.
Le syndicat fait état de nombreux faits signalés par des agriculteurs de l’est du département, particulièrement dans les secteurs des syndicats locaux Haute-Somme et Ham-Nesle. Les installations d’irrigation sont régulièrement ciblées, avec des vols de carburant sur les moteurs thermiques ou de câbles sur les équipements électriques.
Des milliers d’euros de préjudice
Pour les exploitants concernés, l’addition peut rapidement atteindre plusieurs milliers, voire plusieurs dizaines de milliers d’euros. Aux équipements dérobés s’ajoutent les portes, grilles et locaux forcés ou détériorés. Mais le préjudice ne se limite pas à la facture des réparations.
La FDSEA insiste sur les conséquences d’une panne en pleine campagne. « L’incapacité à travailler temporaire met en péril les récoltes », souligne son directeur dans sa constitution de partie civile. Cette année, les contraintes ont été renforcées par la sécheresse et la canicule, qui ont conduit les agriculteurs à surveiller et faire fonctionner leurs installations dans des conditions parfois difficiles, y compris la nuit.
Le syndicat évoque également une pression morale qui s’installe chez les victimes et, plus largement, chez les agriculteurs du secteur. La crainte d’être à nouveau cambriolé, voire de se retrouver face aux auteurs en se rendant sur une installation isolée, fait désormais partie des préoccupations.
Un euro symbolique
Pour la FDSEA, la multiplication des faits entraîne aussi de nouvelles dépenses pour les exploitants, notamment avec l’installation de systèmes de vidéosurveillance devenus, selon elle, « quasiment incontournables ».
En se constituant partie civile, la fédération entend donner une dimension collective aux plaintes déjà déposées individuellement par les agriculteurs. Elle demande un euro symbolique de réparation, ainsi que la publication, aux frais des personnes éventuellement condamnées, des décisions de justice dans la presse agricole sous forme de publication judiciaire et légale.
La FDSEA appelle par ailleurs les agriculteurs victimes de vols ou de dégradations à déposer plainte et à signaler systématiquement les faits. L'objectif est de documenter l'ampleur du phénomène et de permettre aux enquêteurs de rapprocher les différentes affaires.