Sécheresse et canicule
Dans la Somme, l’État poursuit son soutien aux agriculteurs
Le plan Climat, adaptation, sécheresse et incendies (CASI) continue de se déployer dans la Somme. Fonds de réarmement agricole, permanences d’accompagnement, allègements fiscaux et aides sur les charges : le préfet fait le point sur les dispositifs mobilisés pour soutenir les exploitations fragilisées.
Le plan Climat, adaptation, sécheresse et incendies (CASI) continue de se déployer dans la Somme. Fonds de réarmement agricole, permanences d’accompagnement, allègements fiscaux et aides sur les charges : le préfet fait le point sur les dispositifs mobilisés pour soutenir les exploitations fragilisées.
L’aide aux agriculteurs samariens touchés par la sécheresse et la canicule se poursuit. Dans un communiqué publié le 19 octobre, la préfecture de la Somme fait le point sur la mise en œuvre du plan CASI, destiné à soutenir les exploitations les plus fragilisées et à favoriser la continuité de la production agricole.
1,35 million d’euros sont en cours de déploiement au titre du fonds de réarmement agricole. À ce stade, 790 dossiers ont été réceptionnés et 40 ont été mis en paiement au cours de la semaine. Ce dispositif cible notamment les maraîchers, les éleveurs, les exploitations fruitières et arboricoles, les jeunes agriculteurs installés depuis moins de cinq ans et les exploitations gravement sinistrées.
Des permanences pour accompagner les exploitants
Depuis le 5 octobre, des permanences interservices réunissant la DDTM, la direction départementale des finances publiques (DDFiP), la MSA et la Chambre d’agriculture ont été mises en place. Elles ont déjà permis d’accompagner 25 exploitations.
Les agriculteurs peuvent s’y présenter sans rendez-vous pour être aidés dans leurs démarches et dans la constitution de leur dossier de demande de subvention. Ces permanences se tiennent du lundi au vendredi, dans les locaux suivants :
- Lundi : Chambre d’agriculture à Abbeville ;
- Mardi : Chambre d’agriculture à Villers-Bocage ;
- Mercredi : Chambre d’agriculture à Estrées-Mons ;
- Jeudi : espace France Services de la MSA, 6 rue de l’Île mystérieuse, à Boves ;
- Vendredi : espace France Services, 41 rue Jean-Jaurès, à Montdidier.
Les situations les plus difficiles pourront être orientées vers la cellule AREA (Aide à la Relance de l’Exploitation Agricole). Les services de l’État, la MSA, la Chambre d’agriculture, les banques et les centres de gestion y travaillent ensemble pour identifier des solutions adaptées aux exploitants en difficulté.
Plus de 15 millions d’euros d’allègements fiscaux
Autre levier de soutien : le dégrèvement d’office de la taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) au titre de 2026. Dans la Somme, plus de 15 millions d’euros de charges fiscales sur le foncier agricole sont concernés pour les exploitations sinistrées.
Les taux de dégrèvement ont été fixés à 70 % pour les prairies permanentes et le maraîchage, et à 40 % pour les parcelles cultivées et les vergers. Pour les parcelles également touchées par la grêle, le dégrèvement atteint 60 % dans les communes concernées par des épisodes de grêle intermédiaire, et jusqu’à 100 % dans celles touchées par les plus gros grêlons.
Les exploitants dont les pertes dépassent les taux retenus peuvent demander un dégrèvement complémentaire à la DDFiP. Des délais de paiement ou des remises gracieuses peuvent également être examinés pour les situations les plus difficiles.
Les dégrèvements d’office seront appliqués sans démarche individuelle. L’échéance de paiement de la taxe foncière a été reportée au 15 novembre.
Des aides sur les cotisations sociales, les engrais et le carburant
Le plan CASI prévoit également un renforcement de la prise en charge des cotisations sociales agricoles par la MSA, qui pourra proposer des échéanciers adaptés à chaque situation.
L’aide exceptionnelle à l’achat d’engrais azotés reste ouverte jusqu’au 31 décembre 2026. L’instruction des demandes est en cours. Concernant l’aide à l’achat de carburant, elle est accessible à tous les agriculteurs, quelle que soit la date de la facture.
Enfin, la demande de reconnaissance au titre de l’indemnité de solidarité nationale (ISN) a été validée par la commission nationale. Les agriculteurs pourront déposer leur demande à l’ouverture du guichet, lorsque les résultats de la campagne 2026 seront connus.
À ces dispositifs s’ajoute le versement de l’avance des aides de la Pac, à hauteur de 75 %, afin de contribuer à soulager la trésorerie des exploitations.
La préfecture rappelle que les services de l’État restent mobilisés, en lien avec les organisations professionnelles agricoles, la Chambre d’agriculture, la MSA, les collectivités et les autres partenaires, pour poursuivre la mise en œuvre de ces mesures.