Encore une taxe sur le sucre, les betteraviers disent non
Alors que la récolte betteravière française devrait reculer de 30 % en 2026 sous l’effet de la sécheresse et des canicules, le gouvernement prévoit une nouvelle taxe sur les produits transformés contenant des sucres ajoutés. La CGB demande son retrait et dénonce une mesure qui fragiliserait davantage une filière déjà en crise.
Alors que la récolte betteravière française devrait reculer de 30 % en 2026 sous l’effet de la sécheresse et des canicules, le gouvernement prévoit une nouvelle taxe sur les produits transformés contenant des sucres ajoutés. La CGB demande son retrait et dénonce une mesure qui fragiliserait davantage une filière déjà en crise.
Présenté le 1er octobre 2026, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2027 prévoit une nouvelle taxation des produits « transformés, emballés » contenant des sucres ajoutés et des additifs.
Selon les informations rapportées par Agra Presse, le barème serait progressif en fonction de la teneur en sucres. Le gouvernement justifie cette mesure par un objectif de santé publique, notamment pour lutter contre l’obésité et la progression des maladies chroniques. Le ministre chargé du Commerce, Serge Papin, expliquait ainsi le 30 septembre sur LCI qu’il existait un « enjeu » sanitaire, estimant qu’« il y a trop d’obésité » et de « diabète ». Pour illustrer son propos, il avançait qu’« aujourd’hui, un gamin de 9 ans a mangé autant de sucres (...) que son grand-père qui a vécu toute une vie ».