Faune sauvage
ESOD : la FDSEA de la Somme sollicite l’intervention du préfet
Après les chasseurs, c'est au tour du monde agricole de hausser le ton. Dans un courrier adressé le 2 juillet au préfet de la Somme, la FDSEA demande une intervention rapide afin de débloquer la publication du nouvel arrêté encadrant la régulation des espèces susceptibles d'occasionner des dégâts (ESOD). En ligne de mire : une suspension des opérations de régulation qui, selon le syndicat, coûte chaque jour un peu plus cher aux exploitants.
Après les chasseurs, c'est au tour du monde agricole de hausser le ton. Dans un courrier adressé le 2 juillet au préfet de la Somme, la FDSEA demande une intervention rapide afin de débloquer la publication du nouvel arrêté encadrant la régulation des espèces susceptibles d'occasionner des dégâts (ESOD). En ligne de mire : une suspension des opérations de régulation qui, selon le syndicat, coûte chaque jour un peu plus cher aux exploitants.
Le dossier des ESOD continue de susciter de vives réactions. Alors que le précédent arrêté ministériel est arrivé à échéance le 30 juin et que le nouveau texte n'a toujours pas été soumis à consultation publique, la FDSEA de la Somme a décidé de solliciter directement le préfet de la Somme.
Dans un courrier daté du 2 juillet, le syndicat agricole rappelle que le projet d'arrêté ministériel fixant les périodes et modalités de destruction des espèces susceptibles d'occasionner des dégâts a bien été présenté au Conseil national de la chasse et de la faune sauvage le 12 juin. « Malgré un avis favorable, ce projet n'a toujours pas été mis en consultation du public, une étape incontournable dans le processus de validation », écrit Denis Bully.
Conséquence immédiate : depuis le 1er juillet, le précédent arrêté étant arrivé à son terme, « cette négligence rend toute activité de régulation des animaux visés par l'arrêté impossible en ce moment ».
Des dégâts qui continuent pendant que la réglementation est à l'arrêt
Dans la Somme, la FDSEA demande que le futur arrêté maintienne le classement ESOD du renard, de la fouine, du corbeau freux, de la corneille noire et de l'étourneau sansonnet sur l'ensemble du département.
Or, pour le syndicat, cette période de vide juridique intervient au pire moment. « Vous savez à quel point les dégâts aux cultures sont devenus insoutenables pour les agriculteurs, et à quel point toute action de protection ou de prévention est devenue lourde », souligne le courrier adressé au représentant de l'État.
La FDSEA insiste surtout sur les conséquences économiques de cette interruption des opérations de régulation. « Toute journée de carence de cadre est une journée de perte financière liée aux dégâts des ESOD de trop », avertit-elle.
Une situation jugée « inacceptable »
Sans adopter le ton très offensif employé ces derniers jours par la Fédération nationale des chasseurs, la FDSEA n'en dénonce pas moins une situation qu'elle estime préjudiciable aux exploitations agricoles.
Le syndicat considère en effet que « tant sur le fond que sur la forme, la situation actuelle est inacceptable pour le monde agricole » et demande au préfet « de bien vouloir interférer » afin que le projet d'arrêté, tel qu'il a été présenté et validé lors du Conseil national de la chasse et de la faune sauvage, puisse enfin être mis en consultation publique.
L'objectif est de raccourcir au maximum cette période transitoire durant laquelle les opérations de régulation sont suspendues, alors que les dégâts causés par certaines espèces continuent, eux, de s'accumuler dans les parcelles.