Politique
Loi d’urgence agricole : le Sénat imprime sa marque
Le vendredi 3 juillet, le Sénat a adopté, par 219 voix contre 111, une version profondément remaniée du projet de loi d'urgence agricole. Entre réintroduction de l'acétamipride et simplification drastique des contraintes, la droite sénatoriale a envoyé un signe clair : redonner de l'air aux producteurs. Mais le sort final du texte reste très incertain.
Le vendredi 3 juillet, le Sénat a adopté, par 219 voix contre 111, une version profondément remaniée du projet de loi d'urgence agricole. Entre réintroduction de l'acétamipride et simplification drastique des contraintes, la droite sénatoriale a envoyé un signe clair : redonner de l'air aux producteurs. Mais le sort final du texte reste très incertain.
Bâti dans l’urgence pour répondre à la colère exprimée par le monde agricole l’hiver dernier, le projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (PLUA) a été voté dans la nuit du 2 au 3 juillet au Palais du Luxembourg.
Les sénateurs ont adopté plus de 220 amendements (sur un millier déposés), transformant substantiellement la mouture issue de l’Assemblée nationale. Sous l'impulsion du corapporteur Laurent Duplomb (LR, Haute-Loire), le texte se veut résolument « anti-entraves », une orientation saluée par la FNSEA qui y voit des « signaux positifs » pour le potentiel productif français.
Le volet consacré à la gestion de l’eau constitue l’un des piliers de cette réforme sénatoriale. Le texte prévoit de sécuriser l’accès à la ressource en simplifiant la réglementation applicable au stockage et en fixant un objectif ambitieux : le doublement des volumes de stockage d’eau à l’horizon 2035.