Politique
Loi d’urgence : en dehors de l’acétamipride, un texte « acceptable » selon Fesneau
Réunis en commission mixte paritaire le 16 juillet, députés et sénateurs sont parvenus à un compromis sur le projet de loi d'urgence agricole. Si l'ancien ministre de l'Agriculture Marc Fesneau juge désormais le texte « acceptable et votable », il continue de considérer que la réintroduction de l'acétamipride n'a pas sa place dans ce projet de loi. Au point de compromettre son adoption lors du vote définitif prévu le 20 juillet ?
Réunis en commission mixte paritaire le 16 juillet, députés et sénateurs sont parvenus à un compromis sur le projet de loi d'urgence agricole. Si l'ancien ministre de l'Agriculture Marc Fesneau juge désormais le texte « acceptable et votable », il continue de considérer que la réintroduction de l'acétamipride n'a pas sa place dans ce projet de loi. Au point de compromettre son adoption lors du vote définitif prévu le 20 juillet ?
A la sortie de la commission mixte paritaire (CMP) sur le projet de loi d'urgence agricole, à laquelle il participait le 16 juillet, le député et ancien ministre MoDem Marc Fesneau a déclaré que le texte de compromis était, en dehors de la question de l'acétamipride, « acceptable et votable », saluant un « accord intéressant » qui expurge plusieurs « points d’inquiétude ».
Sur l'acétamipride, il considère que la version adoptée « est bonne sur le fond », « assez proche » de ce que le groupe défendait l'an passé lors des débats sur la loi Duplomb, mais il continue de penser que ce sujet « ne devrait pas apparaitre dans le texte, car il fait peser un risque son adoption ».
C'est d'ailleurs pour cela qu'il souhaite « échanger » avec les députés de son groupe avant d'arrêter la position de vote du groupe en séance le 20 juillet, une position dont il n'est pas certain qu'elle soit respectée par certains députés tant le sujet « est devenu un totem », indique l'ancien ministre.
Une position similaire a été exprimée par le représentant du groupe Renaissance à la CMP à la sortie de la réunion. « Cet article n’est pas à sa place. On ne veut pas qu’il fasse échouer l’ensemble du texte », a pointé le député Renaissance Jean-René Cazeneuve, sans non plus s’avancer sur le vote final de son groupe.