Intempéries
Moissons 2026 : «c’est l’ascenseur émotionnel»
Dans la Somme, la moisson de l’escourgeon est bien avancée, mais la morosité domine. La chaleur altère la qualité et le rendement des céréales. Le point avec David Boucher, responsable agronomie du Groupe Carré.
Dans la Somme, la moisson de l’escourgeon est bien avancée, mais la morosité domine. La chaleur altère la qualité et le rendement des céréales. Le point avec David Boucher, responsable agronomie du Groupe Carré.
«Dans les zones de récolte tardive, on n’avait pas vu d’épis de blé dans cet état depuis la très mauvaise année 2016», souffle David Boucher, responsable agronomie du Groupe Carré. Pour l’expert, outre les orages localisés, la récente canicule pourrait avoir de lourdes conséquences par endroits. Difficile, cependant, d’estimer les dégâts. «On n’a jamais connu dix jours à plus de 30 °C à cette période. On n'a pas de référence. Mais on a une vague idée de ce que cela peut provoquer, selon les éléments de biologie des plantes», souligne-t-il. Les températures élevées, arrivées en fin de cycle, ont fait chuter les levées de dormance. «On estime habituellement qu’on perd 1 g de PMG (poids de mille grains) par jour supérieur à 30 °C. Le temps de chute de Hagberg (qui détermine l'aptitude d'un blé à être utilisé dans les industries de cuisson, ndlr) sera mauvais.»