Événement
Qui sont les éleveurs derrière la prochaine vache égérie du Sia ?
En 2027, la Ferrandaise sera sous les projecteurs du Salon international de l’agriculture. Derrière la future vache égérie, deux frères : Nicolas et Samuel Verdier, éleveurs dans le Puy-de-Dôme. La famille fait vivre cette race emblématique depuis 1990.
En 2027, la Ferrandaise sera sous les projecteurs du Salon international de l’agriculture. Derrière la future vache égérie, deux frères : Nicolas et Samuel Verdier, éleveurs dans le Puy-de-Dôme. La famille fait vivre cette race emblématique depuis 1990.
Le compte à rebours est lancé. Du 27 février au 7 mars 2027, la Ferrandaise sera à l’honneur au Salon international de l’agriculture, à Paris. Et derrière la future vache égérie, ce sont deux frères qui porteront les couleurs de cette race bovine emblématique du Puy-de-Dôme : Nicolas et Samuel Verdier.
Chez les Verdier, l’histoire avec la Ferrandaise ne date pas d’hier. En 1990, leur père Bernard introduit une première vache de cette race sur l’exploitation familiale. « La Ferrandaise fait partie de notre histoire familiale depuis 1990 », raconte-t-il. Plus de trente ans plus tard, ses fils s’apprêtent à la représenter devant des milliers de visiteurs.
Deux frères, deux casquettes
Après des études en agroalimentaire, Nicolas revient finalement sur l’exploitation familiale. Samuel le rejoint quelques années plus tard. Les deux frères se répartissent naturellement les rôles : Samuel s’occupe de l’élevage, tandis que Nicolas travaille à la valorisation des animaux et à la vente directe.
Leur exploitation s’étend sur environ 140 hectares dans le Puy-de-Dôme. Ils y élèvent un troupeau mixte de Limousines et de Ferrandaises, dans un système basé sur l’herbe et l’autonomie.
Mais chez les Verdier, l’élevage ne s’arrête pas à la production. Les deux frères ont fait le choix de maîtriser également la transformation et la commercialisation.
De l’élevage à la vente directe
Nicolas et Samuel se sont engagés depuis plus de vingt ans dans le circuit court. Leur exploitation dispose notamment de son propre laboratoire, installé sur la ferme, qui leur permet d’aller jusqu’au produit fini.
Aujourd’hui, ils transforment 12 vaches et 10 veaux de lait ferrandais par an, en agriculture biologique. Les produits sont commercialisés en circuit court, notamment via un magasin de producteurs locaux.
Une diversification qui permet aux deux frères de garder la main sur toute la chaîne, « de l’élevage jusqu’au consommateur ».
Faire connaître une race qui revient de loin
Au-delà de leur exploitation, Nicolas et Samuel sont aussi engagés dans la préservation et la promotion de la Ferrandaise. Leur passage au Sia 2027 sera donc l'occasion de mettre en lumière une race et le travail de ceux qui contribuent à la maintenir.
« L’édition 2027 aura une dimension particulière puisque c’est notre race qui est mise à l’honneur », souligne Nicolas Verdier. Pour lui, cette présence parisienne représente surtout « une immense fierté » et l’occasion de représenter « le travail des éleveurs et organismes qui ont œuvré pour la préservation de la Ferrandaise ».
Une histoire familiale qui pourrait d'ailleurs se poursuivre. Nicolas et Samuel sont tous deux pères de famille, et leurs enfants grandissent eux aussi au contact de l'exploitation. La relève est peut-être déjà dans les bottes.