Aller au contenu principal

Roquette poursuit son développement avec la protéine de pois

Roquette est un leader mondial des ingrédients d’origine végétale, un pionnier des protéines végétales et un fournisseur majeur d’excipients pharmaceutiques. Le 23 novembre, les responsables de Roquette avaient invité la presse à découvrir les coulisses du site de Vic-sur-Aisne, du nouveau centre d’expertise et de l’usine canadienne.

Le marché des protéines végétales est en pleine croissance. Avec les nouveaux modèles d’alimentation qui privilégient les protéines végétales, Roquette entend bien approvisionner le marché mondial en expansion de 14 % par an. C’est un marché très compétitif et la concurrence (chinoise et américaine) est sévère. Mais Roquette peut se targuer d’avoir été le premier à avoir eu une vision à très long terme avec des investissements qui lui permettent aujourd’hui de maintenir sa position de leader sur la protéine végétale. 

 

Miser sur les protéines de pois

En 1989, Roquette acquiert le site de Vic-sur-Aisne dédié, à l’époque, à la fécule de pomme de terre. Dès 2005, Roquette, déjà fournisseur de protéines de blé et de maïs, a misé sur le pois en investissant dans son usine axonaise. Celle-ci, dédiée totalement à la production de protéine de pois destinée au marché européen, a bénéficié de deux autres phases d’investissements pour augmenter ses capacités et optimiser les process, en 2015 et en 2017», a expliqué Jérémie Dieu, directeur du site. Roquette vient également d’inaugurer une toute nouvelle usine au Canada qui commercialisera elle-aussi, des protéines de pois sur le marché nord-américain. Au total, plus de 500 millions d’euros qui ont été investis entre 2015 et 2020, comprenant les prises de participation, les acquisitions, la modernisation du site de Vic-sur-Aisne, et la construction de l’usine au Canada. Dans l’Aisne,  le site transforme environ 100 000 t de pois par an et le site canadien 150 000 t. «Nous avons également investi 11 millions à Vic-sur-Aisne dans un centre d’expertise de 2 000 m2, entièrement dédié aux protéines végétales. Cet accélérateur R&D permet à Roquette de soutenir ses ambitions de croissance et d’apporter une contribution toujours plus importante à la révolution alimentaire.» Ce nouveau centre d’expertise illustre la stratégie de Roquette de faire de son site de Vic-sur-Aisne un lieu dédié au développement des protéines végétales. Outre l’extension de sa gamme de protéines de pois et de blé, Roquette entend lancer plusieurs nouvelles sources de protéines tous les cinq ans. Ce nouvel atout offre un énorme potentiel pour tester de nouveaux ingrédients, améliorer ceux déjà présents sur le marché et proposer «une cuisine végétale savoureuse et nutritive pour les marchés des alternatives à la viande et aux produits laitiers, ou ceux de la nutrition spécialisée».

 Chez Roquette, la protéine de pois commercialisée sous l’appellation Nutralys® se décline en différentes catégories selon leurs destinations et permet de créer une grande variété de produits alimentaires : des boissons à base de plantes et sert de substituts de viande ou poissons.

 

Une culture convoitée

600 000 à 700 000 t. C’est la production française de pois protéagineux, destinés majoritairement à l’alimentation animale. Roquette s’insère dans ce marché avec un débouché d’alimentation humaine qui demande des qualités spécifiques.  «Dans l’Aisne, l’usine consomme 100 000 t sur la partie française. Globalement, la production permet de répondre aux besoins de l’entreprise», détaille Philippe Fargeau, en charge des achats pois chez Roquette. Les pois, sous contrats, répondent à un cahier des charges précis. Les critères sont liés à la propreté, à la non contamination avec des graines allergènes, ou encore à la partie sanitaire (résidus pesticides, mycotoxine…). Sans oublier la durabilité, avec un approvisionnement dans le Grand Nord et le Grand Est.

«Nous travaillons l’aspect variétal. Nous avons des parcelles d’essais où nous suivons l’évolution des variétés par rapport aux critères de rendement, de qualité, de taux de protéines, de tenue de tiges… On a même investi il y a quelques années dans une société qui s’appelle Equinom qui travaille sur les semences.»

Les surfaces en protéagineux ont évolué au fil des années. «Nous avons connu l’âge d’or du pois en France dans les années 2000 où on produisait plus de 2 000 000 de tonnes.» Depuis, les surfaces se sont érodées pour différentes raisons : agronomiques, moins bonne valorisation de débouchés, problèmes sanitaires et manque de recherche variétale. «Aujourd’hui, il y a un regain d’intérêt, poussé notamment par le plan protéines», souligne le directeur, expliquant que Roquette se lance également dans les protéines végétales issues des féveroles.

 

Le pois 100 % valorisé

Chez Roquette, le pois protéagineux est une matière première valorisée en totalité. Arrivée en usine, la graine de pois passe dans un moulin. La coque qui en est extraite est valorisable en aliments pour volailles, pour poissons et pour chiens et chats. La farine contient 50 % d’amidon, 25 % de protéines, 14 % de fibres, 6 % de sucres divers, 2 % de lipides, puis des minéraux. L’amidon est valorisé en alimentation humaine comme épaississant entre autres nombreuses applications, et en papeterie. La protéine est de plus en plus utilisée comme ingrédient en boulangerie et comme substitut de viandes, ainsi que dans des boissons. Les fibres, lipides et minéraux peuvent composer ce que les professionnels appellent une «soupe» pour les porcins.

 

Adapter le goût aux différents pays

«Nous avons des laboratoires à travers le monde qui permettent d’évoluer avec nos clients car un goût en Asie ne sera pas le même qu’en Europe ou aux USA. On a besoin de travailler au plus près des industriels de l’alimentation et des consommateurs», explique Jérémie Dieu. Le groupe possède également un site dans le Nord, avec des panels de dégustation testés par des personnes formées à l’expertise sensorielle. «L’entreprise travaille en étroite collaboration avec les leaders de l’alimentation pour développer de nouveaux produits qui contribuent au développement d’une nouvelle cuisine à base de plantes, offrant une alimentation durable pour une planète plus saine», assure le directeur du site.

 

Le groupe  Roquette

Roquette est un leader mondial des ingrédients d’origine végétale et un pionnier des nouvelles protéines végétales. Présent dans plus de 100 pays, Roquette, qui a implanté plus de 25 usines à travers le monde, réalise un chiffre d’affaires de 3,5 milliards d’euros et compte 8 600 collaborateurs dans le monde. 300 personnes sont dédiées à la recherche. Une quarantaine de brevets sont déposés tous les ans.
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Pour être applicable dès le printemps 2022, l’arrêté cadre de gestion de l’eau devra faire l’objet d’une consultation publique dans les prochaines semaines.
Irrigation : la Dreal demande des restrictions drastiques dès 2022
La Dreal des Hauts-de-France veut utiliser une «harmonisation» pour faire passer des restrictions drastiques des volumes d’eau…
Payés pour réduire leurs volumes de lait bio
Face à la crise du lait bio, la coopérative Sodiaal a annoncé fin décembre à ses adhérents…
mobilisation
Menacée par des riverains récalcitrants, une ferme de l’Oise fait appel pour être respectée
Environ 200 agriculteurs se sont mobilisés le 30 décembre pour soutenir un de leurs collègues en conflit avec un collectif de…
Ynsect et Pompili
Ÿnsect au petit-déjeuner de ministres européens
La ministre française de la Transition écologique invite ses homologues européens à découvrir le chantier quasi-achevé de l’usine…
SIA
SIA 2022 : « Mon souhait est de le maintenir », déclare Julien Denormandie
Le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, ne s’est pas franchement prononcé ce mardi 4 janvier sur la tenue de la 58
Yann Joly espérait faire reconnaître le «trouble de voisinage» causé par les éoliennes sur son troupeau. Le TGI de Paris l’a débouté, mais il souhaite faire appel.
Yann Joly, débouté, poursuit son combat face au parc éolien
Après l’audience du 16 novembre dernier, le tribunal judiciaire de Paris a rendu son verdict : Yann Joly, qui a vu son troupeau…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde