Une Journée mondiale de l’œuf pour célébrer un aliment qui n’a jamais été autant consommé
La Journée mondiale de l’œuf fête ses 30 ans ce vendredi 9 octobre. Créé à Vienne en 1996, ce rendez-vous annuel vise à mettre en avant la place de l’œuf dans l’alimentation et ses qualités nutritionnelles. En France, la célébration intervient alors que la consommation atteint des niveaux records.
La Journée mondiale de l’œuf fête ses 30 ans ce vendredi 9 octobre. Créé à Vienne en 1996, ce rendez-vous annuel vise à mettre en avant la place de l’œuf dans l’alimentation et ses qualités nutritionnelles. En France, la célébration intervient alors que la consommation atteint des niveaux records.
La Journée mondiale de l’œuf existe depuis 1996, année où la Commission internationale de l’œuf, devenue depuis la World Egg Organisation (WEO), a décidé à Vienne de consacrer chaque année le deuxième vendredi d’octobre à cet aliment.
Le principe est simple : profiter de cette journée pour parler de l’œuf, de sa valeur nutritionnelle, de sa polyvalence en cuisine, mais aussi du rôle de la filière dans l’alimentation et la sécurité alimentaire.
Trente ans plus tard, le rendez-vous est devenu mondial. Des producteurs, organisations professionnelles, entreprises, écoles, restaurateurs et associations organisent des animations autour de l’œuf.
En 2026, le thème retenu est « Protein that Powers and Protects », que l’on peut traduire par « Des protéines qui donnent de l’énergie et protègent ». L’Organisation mondiale des œufs met notamment en avant les neuf acides aminés essentiels apportés par les protéines de l’œuf.
20 œufs par mois pour les Français
En France, cette 30e édition arrive surtout dans un contexte plutôt favorable aux producteurs. Entre janvier et septembre 2026, les ventes d’œufs en magasins ont progressé de 5 % en volume par rapport à la même période de 2025, tous modes d’élevage confondus. Entre 2023 et 2025, les achats avaient déjà augmenté de 14 %. Le CNPO estime désormais qu’un Français consomme environ 20 œufs par mois.
Le record avait déjà été battu en 2025, avec 237 œufs consommés par habitant sur l’ensemble des circuits, contre 227 en 2024. À ce rythme, la consommation pourrait atteindre 269 œufs par habitant en 2035.
Cette progression n’est pas seulement liée à l’image nutritionnelle de l’œuf. Son prix, sa facilité de conservation et ses multiples utilisations jouent également en sa faveur. Omelette, œuf dur, au plat ou à la coque, mais aussi pâtisserie, pâtes, sauces ou ovoproduits : difficile de trouver un aliment aussi polyvalent.
Le CNPO résume ainsi la situation : « l’œuf est une protéine animale à la fois ancrée dans les habitudes et dans l’air du temps ».
Une filière qui doit courir derrière la demande
Le succès commercial pose toutefois un problème très concret à la production française : il faut produire davantage.
Après avoir déjà relevé son objectif de construction de nouveaux bâtiments, la filière table désormais sur 575 nouveaux poulaillers à l’horizon 2035, contre 300 initialement prévus d’ici 2030. Plus de 220 projets étaient déjà engagés début 2026. Dix-huit bâtiments ont été construits en 2025 et 40 autres étaient annoncés pour 2026, représentant à terme quelque 375 millions d’œufs supplémentaires par an.
Le problème est d’autant plus visible que le taux d’auto-approvisionnement français est passé de 99,4 % en 2024 à 95,8 % en 2025. Autrement dit, une partie de la hausse de la consommation doit désormais être couverte par des importations.
La filière française a pourtant continué à augmenter sa production : +0,8 % en 2025, avec un objectif de +2 % en 2026. Mais la consommation avance plus vite.
Des chefs dans les écoles et des master classes
Pour cette 30e édition, le CNPO entend donc profiter de la journée pour parler autant de l’aliment que de ceux qui le produisent.
Des chefs doivent aller à la rencontre d’élèves pour présenter l’œuf et ses usages, tandis que des master classes sont organisées dans des lycées hôteliers pour les futurs professionnels de la restauration. La mascotte Marcocotte revient également dans un jeu organisé sur les réseaux sociaux.
À l’échelle mondiale, les initiatives sont encore plus diverses : petits-déjeuners collectifs, opérations dans les écoles, distributions d’œufs, campagnes d’information ou animations culinaires sont annoncés dans plusieurs pays.