Alimentation
Ce qui est steak et ce qui ne l’est pas
Le 5 mars, un accord a été trouvé entre le Parlement, la Commission et le Conseil européen concernant l’usage des termes carnés pour les alternatives végétales. Intégré à la révision de l’Organisation commune de marché (OCM) dans le cadre de la PAC, ce compromis acte l’interdiction de 31 dénominations. Sont désormais proscrits les noms d’espèces (bœuf, poulet, porc) et les morceaux précis comme la « poitrine », la « cuisse », le « pilon » ou le « steak ».
En revanche, le trilogue préserve les termes d’usage dits descriptifs. Ainsi les appellations « saucisse », « burger » ou « nuggets » resteront accessibles au végétal.
Pour les représentants de l'élevage, cette mesure vise à protéger le consommateur d'une éventuelle « tromperie » sur la nature du produit.
À l'inverse, les leaders du végétal comme HappyVore y voient une victoire en demi-teinte qui reconnaît la maturité des citoyens, tout en regrettant « des débats sémantiques jugés stériles face aux enjeux de souveraineté alimentaire ».
Bien que cette législation visait initialement à renforcer la position des agriculteurs, des voix s'élèvent pour souligner qu'elle ne résoudra pas les défis structurels de revenus des producteurs. Le texte doit encore être officiellement validé lors d’un prochain Conseil des ministres de l'Agriculture avant un vote final en séance plénière au Parlement européen.