Faune sauvage
Ces agriculteurs qui n’en peuvent plus des dégâts de sangliers
Face aux dégâts dans les prairies et les cultures, la FDSEA 43 et les Jeunes Agriculteurs de Haute-Loire lancent une pétition ouverte à l'ensemble des agriculteurs. Ils réclament notamment le classement du sanglier en espèce susceptible d'occasionner des dégâts (ESOD), l'autorisation du piégeage et la mise en place de tirs de nuit.
Face aux dégâts dans les prairies et les cultures, la FDSEA 43 et les Jeunes Agriculteurs de Haute-Loire lancent une pétition ouverte à l'ensemble des agriculteurs. Ils réclament notamment le classement du sanglier en espèce susceptible d'occasionner des dégâts (ESOD), l'autorisation du piégeage et la mise en place de tirs de nuit.
Les dégâts de sangliers deviennent insupportables dans plusieurs communes de Haute-Loire. C'est le constat dressé par la FDSEA 43 et les Jeunes Agriculteurs du département, qui ont décidé de lancer une pétition pour réclamer des mesures supplémentaires de régulation. Après une année climatique déjà difficile, les organisations syndicales dénoncent les destructions de prairies et de cultures supportées par les exploitations agricoles.
La mobilisation est ouverte à tous les agriculteurs, mais aussi aux retraités agricoles, salariés, conjoints collaborateurs, propriétaires fonciers et citoyens qui souhaitent apporter leur soutien. À travers cette pétition, les deux syndicats veulent faire entendre la voix du monde agricole et obtenir des réponses rapides.
Trois demandes sont mises en avant. La FDSEA et les JA réclament d'abord le classement du sanglier en espèce susceptible d'occasionner des dégâts (ESOD), accompagné de l'autorisation de son piégeage. Ils demandent également la mise en place de tirs de nuit dans les secteurs les plus touchés, afin de réduire rapidement les populations. Enfin, ils souhaitent interdire l'agrainage, sauf lorsque les agriculteurs locaux reconnaissent son efficacité comme moyen de prévention des dégâts.
« Nous ne sommes pas contre la chasse »
Les organisations prennent soin de distinguer leurs revendications d'une opposition au monde cynégétique. Elles saluent même « l'engagement des chasseurs qui régulent efficacement les populations », tout en estimant que les dispositifs actuels ne suffisent pas partout. « Nous ne sommes pas contre la chasse. Nous sommes contre les pratiques qui entretiennent des populations de sangliers dont les conséquences sont subies par les agriculteurs », expliquent-elles.
Sur les réseaux sociaux, la pétition suscite des réactions parfois ironiques, parfois plus techniques, autour des moyens de régulation. Parmi les propositions avancées figurent, non sans humour, « la distribution de préservatifs aux sangliers » ou leur introduction « au menu des cantines ». D'autres contributeurs évoquent la réintroduction du loup ou les tirs à l'aide de matériel thermique.
D'autres réponses pointent plus directement certaines pratiques cynégétiques et agricoles. L'agrainage est régulièrement mis en cause, tout comme « les lâchers de laies pleines » ou « certaines parcelles de maïs non récoltées et de miscanthus susceptibles d'attirer les animaux ».
Plusieurs commentaires insistent également sur la nécessité de renforcer la pression de chasse, notamment pendant la saison et lors des tirs d'été. Une remarque résume le sentiment de certains contributeurs : « Ce n'est pas avec une battue de quatre heures que vous allez régler le problème. »
Au-delà des formules provocatrices, ces réactions illustrent les divergences sur les moyens à mobiliser pour limiter les populations de sangliers et leurs conséquences sur les exploitations.
Pour la FDSEA 43 et les JA 43, l'urgence est désormais d'obtenir des mesures concrètes dans les secteurs les plus touchés.