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Abbeville et Moyenneville : règlementation et production ne font pas bon ménage

Echo de l'assemblée cantonale de Abbeville et Moyenneville.

Assemblée commune pour les adhérents des syndicats cantonaux d'Abbeville et Moyenneville.
Assemblée commune pour les adhérents des syndicats cantonaux d'Abbeville et Moyenneville.
© AAP

Les syndicats cantonaux d’Abbeville et Moyenneville ont mis en commun cette année leurs assemblées générales qui se sont tenues à Toeufles le 29 janvier dernier. Si chacun peut avoir à l’esprit la réforme territoriale et le redécoupage cantonal à venir dans cette zone, l’heure était surtout à mutualiser un temps d’échange et de réflexion sur des cantons aux typologies et préoccupations communes. C’est ce qu’ont précisé d’emblée et conjointement Carole Leimer Boudailler et Olivier Bouvet, respectivement présidents du syndicat cantonal d’Abbeville et Moyenneville.
Dans un premier temps, ces derniers ont vu leurs mandats renouvelés pour trois ans, avec la confiance des adhérents qui ont aussi recomposé les bureaux et sections locales.
Puis vint le temps des premiers sujets d’actualité, notamment le dossier environnement (et notamment zones vulnérables), la PAC et la conjoncture économique.

Zones vulnérables : une épée de Damoclès
Olivier Faict, secrétaire général adjoint de la Fdsea, président de la commission environnement cham­bre-Fdsea a détaillé l’avancement du dossier «zones vulnérables». Tout comme dans les autres cantons concernés par un éventuel nouveau zonage tel que l’Etat semble le projeter, il a insisté sur le défaut de logique, de fondement et de concertation sur le dossier où l’on sent l’Etat prêt à «zoner pour zoner». Les conséquences seraient alors immédiates en terme de capacité de stockage et de pratique au champ.
La position de la Fdsea repose sur trois axes : «1) nous contestions et contesterons y compris par voie juridique toute forme de zonage non fondée. 2) Si l’Etat impose de façon injustifiée toute modification coûteuse sur des exploitations, c’est à l’Etat d’en assumer le coût. Donc que ce soit au travers du plan de compétitivité d’Etat, du second pilier ou de l’Agence de l’Eau, un maximum de fonds doit être fléché pour cela. 3) Si un arrêté de zonage arrive, il faut que chacun revoie ses capacités actuelles, et ne s’interroge sur ses travaux qu’en cas d’insuffisance». Dès lors, oui, le zonage de l’ensemble du département est une épée de Damoclès règlementaire qui pèse sur la zone non vulnérable actuelle, et notamment sur les installations d’élevage. La Fdsea et la chambre d'agriculture la combattent chaque jour ; les conséquences techniques d’un éventuel zonage feront l’objet d’informations ultérieures, pour que chacun puisse en projeter les conséquences.

Conjoncture dégradée
Le sujet environnemental est d’autant plus mal vécu que le secteur a connu une année 2014 compliquée sur la plaine, avec des récoltes pour partie tardives, dégradées, et sous valorisées, et en élevage une conjoncture austère sur 2015. Bref, un ciseau triple prix, charge, contraintes qui se resserre sur la trésorerie et dans le moral. Olivier Vicublé, conseiller agricole des caisses CRCA du secteur, a présenté les mesures d’accompagnement : un relais trésorier rapide sur la base des montants des aides PAC, l’inclusion dans les nouveaux prêts des dispositifs de modulation des échéances ou d’étalement, et la volonté d’accompagner au cas par cas chaque situation à problème dans une logique d’analyse croisée : banque, comptabilité, fournisseur, agriculteur. Un accompagnement qui certes ne remplace pas une conjoncture mais qui peut s’avérer utile pour passer un cap. Et de conclure en insistant pour ne pas rester «isolé» ou trop tardé si l’on est concerné.

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